Nice-Italie, une relation historique qui a de l’avenir
LA RIVIERA, UN TERRITOIRE À DESSERVIR…
Former un maillon de l’arc méditerranéen Barcelone-Marseille-Nice-Gênes, voilà l’ambition du projet Nice-Italie en prolongement de la ligne à grande vitesse PACA. Les quatre régions de l’arc méditerranéen (Provence-Alpes-Côte d’Azur, Languedoc-Roussillon, Catalogne et Ligurie) comptent aujourd’hui 16 millions d’habitants et connaissent un fort développement économique. Ce contexte entraîne des besoins de déplacement croissants auxquels les infrastructures routières, aujourd’hui saturées aux abords des agglomérations, et les liaisons ferroviaires insuffisantes ne peuvent pas répondre.
- Le département des Alpes-Maritimes est particulièrement peuplé (l’aire urbaine de Nice dépasse le million d’habitants) mais souffre d’une accessibilité réduite alors que les territoires ont la particularité d’être interdépendants, ce qui entraîne des déplacements quotidiens nombreux.
- La Principauté de Monaco, avec un nombre d’emplois 1,5 fois supérieur au nombre d’habitants, et des flux de touristes croissants, drainant 5 millions de voyageurs par an, doit désenclaver son territoire en facilitant l’accès à l’agglomération.
- La Ligurie, en prolongement de la modernisation complète de son réseau ferroviaire prévue à l’horizon 2020, doit s’ouvrir vers l’Ouest.
… TOUT EN PRESERVANT SON ENVIRONNEMENT EXCEPTIONNEL
Le projet couvre une bande d’environ 10 km de large, longeant le littoral méditerranéen entre Nice et la frontière italienne. Une évaluation des sensibilités du territoire a permis de définir la zone d’études préférentielle en tenant compte de ses enjeux environnementaux : ressource en eau, milieu physique, milieu naturel terrestre, milieu humain, agriculture et sylviculture, patrimoine et paysage.
Prévenir, gérer et atténuer les nuisances en phase chantier
La ligne nouvelle sera essentiellement construite en tunnel, du fait de la topographie du territoire. Les impacts sur les paysages et les milieux naturels, sur la consommation des terres agricoles et sylvicoles, seront limités.
En amont, il faudra tenir compte des particularités des soles et des sous-sols. En phase chantier, cela implique de gérer, entre autres, les accès, les emprises, les flux de circulation et la gestion des déblais. RFF s’engage à mettre en œuvre toutes les mesures nécessaires pour prévenir, gérer et atténuer les nuisances engendrées par le chantier de construction.
Une grande attention sera bien sûr accordée à la gestion des eaux ainsi qu’à la préservation des abords du chantier, qu’ils soient naturels, agricoles ou urbanisés.

+ DE TRAINS AU QUOTIDIEN POUR AMELIORER LA VIE DES HABITANTS DE LA REGION
Offrir un service de transport ferroviaire régional de qualité et compétitif est la seule façon de réussir le transfert de la route vers le fer. Pour répondre aux besoins actuels et à venir, la création d’une nouvelle infrastructure est indispensable. Combinées aux aménagements des voies existantes, elle permettra :
- d’augmenter les trafics et la fréquence des trains régionaux qui desservent les gares au centre des agglomérations ;
- d’améliorer l’accès aux zones d’emplois et d’études, grâce à des horaires cadencés et des temps de parcours optimisés ;
- de fiabiliser la desserte.
+ DE TRAINS A GRANDE VITESSE POUR DEVELOPPER LES ECHANGES ENTRE LES METROPOLES DE L’ARC MEDITERRANEEN
En réservant la nouvelle infrastructure aux trains rapides, le projet permettra au mode ferroviaire de devenir attractif par rapport aux modes routiers.
L’objectif est de faire gagner du temps :
- pour les trains desservant les villes principales : Nice, Monaco, Menton, Vintimille,…
- pour les circulations de long parcours : la liaison entre Nice et l’Italie constitue le dernier chaînon d’un réseau transeuropéen de transport sur le pourtour méditerranéen, permettant de développer les coopérations institutionnelles, économiques, universitaires et culturelles entre la Catalogne, le Languedoc-Roussillon, la région PACA, la Principauté de Monaco et la Ligurie.
+ DE TRAINS DE MARCHANDISES POUR FAVORISER LE FRET FERROVIAIRE
A l’horizon 2023 et au-delà, le report d’une partie du trafic de marchandises sur le fer (notamment pour le transport de produits finis et de grande consommation) pourrait être réalisé sur la ligne existante grâce au report partiel du trafic voyageurs, et si nécessaire sur la ligne nouvelle en fonction des besoins.






