Parce que le réseau actuel ne pourra pas supporter les évolutions de trafic nécessaires au report modal vers le ferroviaire et un développement durable des transports pour notre région.
La ligne actuelle Marseille-Vintimille est aujourd’hui empruntée par des TGV, des Corail, des TER et des trains de marchandises, dont les missions et les vitesses sont très différentes. Cela limite fortement l’offre de sillons et entraîne des perturbations de circulation à répétition que nous connaissons actuellement. Les services de transport ferroviaires nécessaires à la région qui ont été fixés par le Comité de Pilotage et l’autorité organisatrice des transports pour les trains du quotidien aux horizons 2023 et 2040 nécessitent la mise en place d’une 2ème voie ferrée.
Ainsi, la construction d’une 2ème ligne permettra de mieux séparer les trafics et de faire circuler davantage de trains : sur la ligne nouvelle, outre les TGV, des trains Intercités à grande vitesse entre les agglomérations ; sur la ligne existante, davantage de TER avec des fréquences cadencées, et un transport de marchandises facilité, en complémentarité du futur axe Lyon – Turin.
D’une manière générale, cette nouvelle ligne constituera un véritable réseau ferroviaire maillé en apportant une meilleure souplesse d’exploitation du réseau et en fluidifiant l’ensemble du trafic ferroviaire, redonnant ainsi aux déplacements ferroviaires l’attractivité qu’ils méritent.
La mise en place d’une 2ème infrastructure ferroviaire est donc envisageable sous deux types d’aménagements possibles :
- soit en réalisant une ligne nouvelle totalement distincte de la ligne existante,
- soit en réalisant une combinaison de sections de ligne existante mise à 4 voies et de sections de ligne nouvelle dans, ou au plus près, des emprise existantes
Dans les deux cas, il faudra :
- tenir compte des enjeux d’augmentation du trafic et de traversée des zones urbaines ;
- limiter les contraintes sur les zones protégées, ainsi que sur les zones agricoles et viticoles ;
- assurer des temps de parcours performants.
Il s’agit donc de déterminer, en concertation avec les acteurs du territoire, les lieux où le passage en ligne nouvelle est préférable au passage sur les emprises existantes, et réciproquement. Les résultats de la première phase de concertation montrent une préférence pour des solutions privilégiant l'utilisation des emprises existantes ou l'enfouissement. A l'issue du comité territorial du 17 octobre, le préfet a demandé a RFF de privilégier ces deux solutions lors de la poursuite de la concertation et des études.