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Plus qu'une ligne nouvelle,
un réseau ferroviaire performant.

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Les questions - réponses par mot-clé

1 - Pourquoi construire une ligne nouvelle en région Provence-Alpes-Côte d’Azur ?

Ce projet répond à trois objectifs issus du Débat public de 2005 :

  • Ouvrir la région Provence - Alpes - Côte d’Azur aux autres régions françaises en la reliant au réseau ferré à grande vitesse,
  • Faciliter les déplacements à l’intérieur de la région en proposant une alternative à la route et en complétant la seule voie ferrée existante du littoral, actuellement saturée,
  • Constituer un maillon de l’arc méditerranéen Barcelone - Marseille – Gênes.

Pour atteindre ces objectifs, il faut constituer un réseau ferroviaire performant et maillé, avec la réalisation d’une nouvelle infrastructure et des aménagements sur la ligne existante. C’est ce programme, construction d’une ligne à grande vitesse +  réaménagements du réseau classique qui constitue le projet LGV PACA actuel.

Ce réseau performant sera réalisé dès 2023 à la mise en service de la ligne à grande vitesse et des aménagements du réseau existant. Ce nouveau réseau permettra de réaliser un doublement des services du quotidien et la mise en place de services à grande vitesse conformément aux objectifs de dessertes fixés par le comité de pilotage de janvier 2011.
C’est à partir de ce réseau maillé, performant et opérationnel en 2023 que de nouveaux aménagements complémentaires du réseau existant seront réalisés pour permettre d’atteindre les objectifs de desserte envisagés à l’horizon 2040. Ces aménagements du réseau permettront ainsi au système ferroviaire d’être capable d’absorber les prévisions de trafic envisagées à cet horizon.

2 - Pourquoi construire une ligne nouvelle plutôt que de faire passer les TGV sur la ligne existante, en la modernisant ?

La LGV PACA a pour objectif d’aboutir à un réseau maillé performant : l’amélioration du réseau existant fait partie intégrante de ce projet global. Il faut absolument « doubler » la ligne historique, actuellement seule à supporter les trafics et sur laquelle le moindre incident perturbe l’ensemble du trafic régional et national.. Accroître le volume total des trafics sur la ligne existante n’est pas envisageable compte tenu de son état de saturation et de la nature très différente des trafics (trains régionaux, fret, TGV) .Il faut donc pouvoir libérer de la capacité sur la ligne existante pour permettre un accroissement des circulations des TER et des trains de fret.

La mise en place d’une nouvelle infrastructure adaptée à la grande vitesse permettra ainsi de libérer la ligne existante de l’ensemble des trafics nationaux et internationaux qui l’utilisent aujourd’hui pour rendre possible, à la fois l’augmentation des trafics régionaux et fret sur cette ligne existante et celle des trafics nationaux, internationaux et régionaux à grande vitesse (Marseille – Nice en 1h00) sur la nouvelle ligne.
Par ailleurs, cette répartition des services entre la ligne existante et la nouvelle ligne va permettre une meilleure exploitation du système ferroviaire dans notre région en apportant de la régularité et de la robustesse au réseau.

Toutefois, le passage sur les emprises existantes n’est pas sans impact, puisqu’il s’agit de passer de deux à quatre voies pour permettre l’augmentation du nombre de trains et limiter le mélange des circulations.
La création d’emprises nouvelles ou l’utilisation des emprises existantes présentent donc chacune leurs avantages et inconvénients, que la concertation doit permettre de mieux évaluer pour aboutir au projet de système ferroviaire qui correspondra le mieux aux attentes du territoire.

3 - Pourquoi le scénario « Métropoles du Sud » a-t-il été choisi ?

Au cours du débat public de 2005, la desserte des métropoles régionales, de leurs bassins de population et d’activités économiques d’importance a été discutée en regard de la nécessité d’obtenir des temps de parcours performants entre Nice et Paris.
Deux tendances majeures se sont dessinées : la première visait la desserte la plus directe possible de Nice (le scénario « Côte d’Azur »), l’autre un passage « en chapelet » par Marseille, Toulon et Nice : le scénario des « Métropoles du Sud ».
Même si le besoin de relier la région Provence-Alpes-Côte d’Azur au système à grande vitesse dans le cadre de la constitution d’un réseau ferroviaire performant pour la région PACA faisait l’objet d’un large consensus, aucune des solutions proposées ne parvenait à se détacher pour permettre un choix.
C’est dans ces conditions qu’à la suite des études complémentaires réalisées par RFF sur les 14 scénarios envisagés lors du débat public, le gouvernement a demandé à Yves Cousquer, dans le cadre du secrétariat permanent, d’apporter un éclairage complémentaire et de caractériser les scénarios proposés pour lui permettre de faire un choix.

Le 29 juin 2009, le gouvernement a retenu le scénario des Métropoles du Sud sur la base des conclusions du rapport du secrétariat permanent :

  • Les deux scénarios « Métropoles du Sud » et « Côte d’Azur » ne se différencient que très peu par les coûts dès lors que l’on admet qu’un investissement majeur sera de toute façon nécessaire pour résoudre le nœud ferroviaire de Marseille Saint-Charles, et ce quel que soit le scénario choisi.
  • Les scénarios ne se différencient pas non plus sur leur inscription globale dans l’environnement.
  • Les scénarios se différencient plus nettement en termes de fonctionnalités transport et en termes d’aménagement du territoire. Le scénario des Métropoles du Sud, desservant le cœur des villes, touche potentiellement  2 millions d’usagers supplémentaires soit 5 millions au total et présente donc une rentabilité supérieure. Cette solution favorise l’organisation et le fonctionnement des trois métropoles littorales où se concentrent déjà la population et les activités régionales.
     
4 - Pourquoi le scénario « Métropoles du Sud » a-t-il été retenu, alors qu’il semble être le plus cher ?

Comme l’a montré le rapport d’Yves Cousquer, le scénario des Métropoles du Sud, avec un coût équivalent à celui du scénario « Côte d’Azur » s’avère plus performant en terme de desserte des grandes agglomérations de notre région et du nombre de personnes transportées, et répond ainsi à l’objectif de la construction d’un système ferroviaire global et performant.

En effet, si l’on compare le scénario des Métropoles du Sud (passage par les centres de Marseille, Toulon et Nice) au scénario« Côte d’Azur » (liaison plus directe vers Nice), le premier s’avère par définition plus performant quant à la desserte des centres-villes, et recueille ainsi chaque année 2 millions de passagers de plus que le second. La rentabilité de la ligne s’en trouve ainsi renforcée.

Par ailleurs, si on totalise les investissements à réaliser sur le réseau existant pour atteindre les objectifs de service décidés par la Région PACA et le Comité de Pilotage du projet, on aboutit  à un investissement de  7 milliards d’euros  quel que soit le scénario de  la ligne nouvelle.
Or, dans le scénario des Métropoles du Sud, une partie de ces investissements est déjà comprise dans le projet de ligne nouvelle. En effet,  la modernisation du nœud ferroviaire de Marseille, qui s’élève à 2 milliards d’euros et qui fait partie des 7 milliards d’euros d’investissements nécessaires au développement du réseau ferroviaire, est déjà comprise dans le scénario des Métropoles du Sud. Ainsi, le surcoût de 2 milliards du scénario Métropoles du Sud n’est qu’apparent puisqu’il comprend les 2 milliards d’euros du nœud ferroviaire de St-Charles indispensables.

Pour résumer, les investissements nécessités par les deux scénarios peuvent se schématiser ainsi (montants calculés aux conditions économiques de 2008) :

  • scénario Côte d’Azur : 8 Mds€ pour la ligne nouvelle + 7Mds€ pour le réseau classique. Total 15 Mds€.
  • scénario Métropoles du Sud : 10 Mds€ pour la ligne nouvelle (y compris les 2 Mds€ de St-Charles) + 5 milliards pour le réseau classique. Total 15 Mds€.

A l’horizon 2040, les investissements sont donc équivalents pour les deux scénarios. Mais à coût comparable, le scénario des Métropoles du Sud s’avère plus avantageux (meilleure rentabilité), ce qui explique le choix du gouvernement et le large consensus des élus régionaux en sa faveur.

5 - Le choix du scénario « Métropoles du Sud » peut-il être remis en cause ?

Non. Le choix du tracé des « Métropoles du Sud » relève d’une décision gouvernementale, reprise par le Conseil d’administration de Réseau Ferré de France. C’est donc sur cette base que s’est engagée la phase actuelle de concertation dans le cadre des études préalables à l’enquête d’utilité publique. En revanche, beaucoup d’étapes restent à franchir d’ici à la mise en service, pour définir précisément les fonctionnalités (scénarios de desserte et d ‘aménagement), puis les fuseaux de passage du projet. Des efforts collectifs importants, d’études et de dialogue, restent donc nécessaires pour aboutir au meilleur projet.
Ce choix correspond par ailleurs à une logique de construction de l’arc méditerranéen, qui avance aujourd’hui, avec notamment la mise en service de la section Perpignan / Figueras, le début prochain de la phase travaux du contournement de Nîmes-Montpellier, la poursuite des études du projet de ligne nouvelle Montpellier-Perpignan (LNMP).

6 - L’État ne va-t-il pas se désengager du projet ?

Non. Ce projet est inscrit dans la loi de programmation relative à la mise en œuvre du Grenelle de l’Environnement. L’Etat participe pleinement au financement des études permettant de définir précisément le tracé qui sera soumis à l’enquête publique en 2015. Pour le financement de l’étape suivante, c'est-à-dire des travaux de construction, le gouvernement a demandé à Yves Cousquer et Francis Idrac d’étudier et d’éclairer les conditions de ce financement.

Nathalie Kosciusko-Morizet a par ailleurs demandé à RFF d’inscrire le tronçon Nice-Italie dans les études préalables à l’enquête d’utilité publique.

Ce projet LGV PACA s’inscrit comme le chaînon manquant de la construction de l’arc méditerranéen, et revêt un intérêt national et européen de premier ordre. L’union européenne est à ce titre partenaire co-financeur de la phase actuelle : les études préalables à l’enquête d’utilité publique.

7 - Pourra-t-on relier Gênes et Barcelone avec un réseau ferré à grande vitesse ?

À terme, il sera possible de relier Gênes et Barcelone à grande vitesse ferroviaire. Cet objectif majeur pour les relations européennes sera atteint par l’addition de maillons successifs. Certains existent déjà comme le tronçon Marseille-Nîmes ou la section Perpignan-Figueras qui vient juste d’être mise en service. Ce dernier tronçon représentant l’un des deux passages de frontières à franchir pour réussir la continuité de Gênes à Barcelone, c’est donc une étape fondamentale qui vient d’être achevée.
 
A l’Est, après la section Marseille-Nice, il faudra réaliser un Nice-Vintimille dont l’étude est prévue  dans le cadre du projet LGV PACA. Côté italien, Vintimille devrait être atteinte depuis Gênes en 2018, les travaux de doublement de la ligne existante le long de la côte ligure autorisant des vitesses de l’ordre de 220 Km/h.

A l’Ouest, le tronçon Figueras-Barcelone devrait être mis en service à court terme (2013). Côté français, la section Nîmes-Montpellier sera ouverte en 2016 et celle reliant Montpellier à Perpignan est prévue pour 2020.

8 - La ligne nouvelle sera-t-elle à grande vitesse partout ? Sur quelles portions le train roulera-t-il à grande vitesse ?

Rien n’est fixé à ce jour. En théorie, pour garantir un Marseille-Nice en 1h et un Nice-Paris en 4h, il est souhaitable que l’essentiel du linéaire de la ligne nouvelle soit à grande vitesse. En pratique, des compromis entre la vitesse et  l’environnement s’avèreront nécessaires dans les secteurs les plus urbanisés ou les plus fragiles, à l’approche des gares ou pour franchir certains obstacles naturels particulièrement contraignants. C’est pour cette raison que dans certaines zones l’utilisation des emprises existantes fait partie des solutions présentées à la concertation : il s’agit des sections où une combinaison ligne nouvelle / ligne existante est proposée (cf les 4 scénarios présentés à la concertation).

9 - La LGV PACA permettra-t-elle le transport de fret ?

Le fret lourd en provenance de la péninsule ibérique ou de l’Italie n’a pas vocation à transiter par la région PACA mais à passer par la vallée du Rhône et les Alpes qui constituent les deux grands corridors européens de proximité. Par ailleurs, l’activité régionale est  très largement une activité de services sans grand site industriel nécessitant des embranchements ferroviaires dédiés au transport de marchandises.

Sur l’arc méditerranéen, du fret à forte valeur ajoutée pourra circuler sur la ligne nouvelle ainsi que davantage de trains de fret classique sur la ligne existante grâce aux sillons libérés par le projet.

10 - Comment ont été choisis les scénarios présentés à la concertation ?

Les différentes solutions étudiées devaient répondre aux objectifs suivants :

  • relier Paris et Nice en 4 heures ;
  • construire un réseau maillé ;
  • optimiser l’utilisation des lignes existantes ;
  • favoriser la desserte des centres ;
  • aboutir au projet le plus favorable à l’environnement ;
  • limiter les coûts.

Elles ont été passées au crible d’une grille d’analyse multicritères permettant de les comparer entre elles. Cette grille, conforme aux objectifs du Grenelle de l’Environnement, a été validée par l’ensemble des partenaires cofinanceurs et comporte 3 ensembles de critères: des objectifs transports, des objectifs environnementaux et d‘aménagement du territoire, des objectifs sociaux et économiques.

Sur la base de cette analyse comparative, le Comité de pilotage du 11 juillet 2011 a retenu 4 scénarios à présenter à la concertation du public à l’automne 2011 :

  • le premier permet la meilleure desserte des centres-villes ;
  • le deuxième donne le temps de parcours le plus rapide ;
  • le troisième est le plus économique ;
  • le quatrième est le plus performant en termes de maillage du réseau.

Voir également : la présentation des scénarios | la grille d’analyse multicritère

11 - Y a-t-il un scénario privilégié parmi les 4 scénarios présentés à la concertation ?

Non. La présentation de 4 scénarios bien différenciés est là pour faciliter la réflexion, pas pour la contraindre. Tout est ouvert et on peut combiner librement les scénarios entre eux pour produire un (ou plusieurs) nouveau(x) scénario(s). La discussion se veut transparente et ouverte. Disposer d’une base de comparaison peut faciliter les choix. C’est le sens du travail réalisé depuis 2 ans par le maitre d’ouvrage et les partenaires cofinanceurs.

La concertation doit également permettre l’examen d’éventuelles solutions alternatives proposées par les acteurs locaux, étant entendu que toute proposition devra être soumise à la même grille d’analyse multicritères que les variantes originales, et répondre ainsi aux objectifs de desserte du projet.

A l’issue de la concertation, un bilan sera réalisé et le comité de pilotage se prononcera fin décembre sur le scénario et le fuseau de passage qui émergera des échanges comme étant les plus favorables sur l’ensemble des objectifs définis et des enjeux décelés. Ce choix sera soumis à approbation ministérielle début 2012, pour la poursuite des études préalables à l’enquête publique sur le fuseau de passage ainsi défini.

12 - Quand connaîtrons-nous le tracé exact ?

Aujourd’hui, le couloir de passage retenu dit « des Métropoles du Sud » est large de plusieurs kms par endroit. Dans cette zone d’études préférentielle, aucun tracé précis n’existe à ce jour car la position des gares par exemple n’est pas arrêtée.
La concertation de l’automne 2011 permettra de préciser un scénario d’aménagement et de desserte (septembre/octobre), puis un fuseau de passage de 1.000m associé (novembre/décembre), en s’appuyant sur les 4 scénarios retenus par le comité de pilotage du projet en juillet. Un comité de pilotage fin décembre dressera le bilan de la concertation et validera le choix de ce scénario et de son fuseau de passage associé, permettant la poursuite des études sur cette base.

Ainsi, la première phase de deux ans d’études (2010/2011) permettra bien d’identifier un fuseau de passage d’environ 1000 mètres de large pour les tronçons de ligne nouvelle et d’arrêter également les aménagements sur le réseau classique à réaliser, en ayant examiné plusieurs solutions possibles.

Après le choix de la solution de passage et d’aménagement la plus pertinente, une seconde phase de deux ans également (2012/2014) permettra de définir une bande de 500 m de large pour les sections de ligne nouvelle et de décrire précisément les aménagements du réseau conventionnel à y associer.
C’est cette bande de 500m de large qui sera soumise à l’enquête publique en 2014/2015.

Voir également : le calendrier du projet et celui de la concertation

13 - Quel sera l’impact réel du projet sur les territoires ?

Quatre années d’études et de concertation sont nécessaires pour aboutir au fuseau d’environ 500 m qui sera soumis à l’enquête d’utilité publique.
Conformément à la loi, le dossier d’enquête devra comporter une étude d’impact détaillée précisant tous les effets du projet sur les milieux et les activités. L’identification et la hiérarchisation de ces impacts ne seront pas le produit des seuls cabinets d’études, mais résulteront d’un dialogue permanent avec les élus locaux, les représentants socio-économiques, les associations et le public dans tout le processus d’études.
La phase des études complémentaires et de la consultation des acteurs a déjà permis de retenir des principes généraux d’insertion de la ligne nouvelle. La phase de concertation actuelle permet également de recueillir les avis et propositions de l’ensemble des acteurs concernés. Pendant les études préparatoires à la DUP, la maîtrise d’ouvrage travaillera à l’échelle des tracés, à la centaine de mètres près. Cela permettra de connaître toutes les richesses du territoire et de limiter au mieux les impacts du tracé sur l’environnement humain et naturel.

14 - Comment avez-vous pris en compte l’environnement ?

L’environnement est au cœur de la conception du projet et du dispositif d’étude et de concertation mis en place par RFF. À l’échelle globale, le maître d’ouvrage et ses partenaires souhaitent faire du projet un modèle de développement durable participant activement à la réduction des émissions de CO2 en PACA. Rappelons que le projet LGV PACA est inscrit dans la loi de programmation relative à la mise en œuvre du Grenelle de l’Environnement.
À l’échelle locale, le maître d’ouvrage associera l’ensemble des parties prenantes à la définition des tracés envisageables dans le fuseau de passage retenu à l’issue de la concertation, de façon à aboutir au tracé de moindre impact environnemental et ce,  en toute transparence.
A cet effet, un comité thématique environnement et développement durable est constitué. Groupe de réflexion composé de représentants des co-financeurs et de personnalités compétentes, ce comité vient éclairer RFF sur la démarche générale et l’insertion du projet dans son environnement naturel et humain ; cette approche associe aménagement durable / prospective territoriale / grenelle de l’environnement.

Par ailleurs, le projet LGV PACA est moteur de la démarche « trame bleue / trame verte ». En effet, RFF s’engage en faveur du maintien et de la restauration des continuités écologiques. Deux études sont lancées pour mieux connaître les espaces naturels essentiels à la préservation des écosystèmes ainsi que la fragmentation des territoires dans le couloir d’études de la LGV. L’objectif est clair : modéliser la bande de 1.000m la moins pénalisante pour les continuités écologiques.

15 - Connaît-on déjà la fréquence des dessertes de chaque ville ?

Des objectifs de desserte ont en effet déjà été établis, puisqu’ils conditionnent en grande partie les fonctionnalités de la LGV. Vous pourrez constater ci-dessous que ces objectifs mentionnent autant la desserte par la grande vitesse que les dessertes régionales. Le but du projet est bien d’aboutir à un système ferroviaire performant pour la région, bénéficiant autant aux déplacements à longue distance qu’aux déplacements de la vie quotidienne. Outre un accès performant à la grande vitesse, les zones denses bénéficieront ainsi de véritables « RER locaux » !

Dans le détail, voici les objectifs de desserte secteur par secteur (donnés à chaque fois pour l’heure de pointe) :

Dans les Bouches-du-Rhône :
8 TAGV (trains aptes à la grande vitesse) par heure entre Marseille et Nice (le trajet s’effectuant en une heure)
11 liaisons Aubagne-Marseille par heure (dont 2 Aix-centre-Aubagne et 2 Aubagne-Vitrolles-Aéroport sans changement) ;
10 liaisons Marseille-Vitrolles-Aéroport par heure
8 liaisons Marseille-Aix-centre par heure

Dans le secteur de Toulon :
5 TAGV par heure à Toulon
6 liaisons Aubagne-La Seyne par heure
9 liaisons La Seyne-La Pauline par heure
4 liaisons Toulon-Hyères par heure
5 liaisons Toulon-Carnoules par heure

Dans le secteur Est-Var
4 TAGV par heure à la gare nouvelle Est-Var (secteur Le Muy-LesArcs-Draguignan)
3 liaisons Est-Var – Toulon par heure
4 liaisons Est-Var – Nice par heure
(soit au total 11 trains à l’heure de pointe desservant à Est-Var).

Dans le secteur Ouest-Alpes-Maritimes
4 TAGV par heure à la gare nouvelle Ouest-Alpes-Maritimes (située entre Cannes et Grasse)
8 liaisons Cannes-Antibes-Nice par heure
4 liaisons Cannes-Grasse par heure

Dans le secteur de Nice
8 TAGV par heure à la gare nouvelle Nice-Aéroport
8 liaisons par heure entre Cannes et Monaco

16 - Comment garantissez-vous que les gares seront bien reliées à leur territoire ?

Les gares sont un élément-clé du projet de LGV PACA, comme d’ailleurs de toute LGV : ce sont elles qui constituent la porte d’entrée des habitants sur la grande vitesse. A ce titre, leur intégration dans le territoire est primordiale. Cela passe non seulement par le choix d’implanter ou non des gares nouvelles, mais aussi par les aménagements à apporter à toutes les gares desservies par le projet.

Il est notamment essentiel d’assurer une bonne intermodalité et particulièrement un excellent lien avec les transports en commun locaux. L’accueil des trains n’est pas la seule finalité d’une gare : encore faut-il que celle-ci constitue un pôle d’échanges performant, permettant des accès et des correspondances les plus aisés possible. Cela implique, dès la conception des gares, la prise en compte des transports en commun, de la voiture, de l’avion le cas échéant, mais aussi des modes doux de déplacement tels que le vélo ou la marche.
Un tel travail ne peut dès lors être que partenarial. Dans le cas de la LGV PACA, les fortes attentes des acteurs locaux et une expérience déjà solide du dialogue ne peuvent que faciliter un tel travail.

17 - Le projet retenu est-il réaliste financièrement et faisable techniquement ?

Les études complémentaires ont confirmé la faisabilité technique du projet et le réalisme de son chiffrage (aux conditions économiques de 2008)

  • de 12,6 à 14,5 Mrds € à horizon 2023 pour la réalisation de la ligne nouvelle et les aménagements sur le réseau existant ;
  • + 3,1 à 4,1 Mrds € à horizon 2040 pour les aménagements complémentaires sur le réseau existant nécessaires afin de répondre aux prévisions de trafic à cette échéance.

La phase actuelle des études préalables à l’enquête d’utilité publique affinera ces coûts en parallèle de la définition toujours plus précise du projet. Le coût de l’intégration au projet LGV PACA de la poursuite de la ligne nouvelle jusqu’à la frontière italienne est également à l’étude ; ce tronçon Nice-Italie a été évalué aujourd’hui à 5 Mrds €.

18 - Qui va payer les 15 Milliards € ?

Aujourd’hui, et suite à la décision du 29 juin 2009, une mission de financement a été confiée par l’Etat à Yves Cousquer et Francis Idrac afin de définir les conditions de financement du projet. La mission financement a rendu un premier rapport lors du Comité de Pilotage de janvier 2011 et fournira des éléments de l’avancement de son travail au prochain Comité de Pilotage.

D’une manière générale, Il faut retenir que les 15 Milliards d’euros concernent à la fois la ligne nouvelle et les aménagements du réseau existant, nécessaires quoiqu’il arrive, pour répondre aux besoins de déplacements en train attendus aux horizons 2023 et 2040. D’autre part, comme tout grand projet ferroviaire, la LGV PACA sera cofinancée ; par l’Etat, RFF, les grandes collectivités territoriales et d’autres partenaires concernés.

Dès à présent, une convention de financement de 86 millions d’€ a été signée entre l’Etat, RFF, la Région, les départements des Bouches-du-Rhône, du Var et des Alpes-Maritimes, les agglomérations d’Aix-en-Provence, Marseille, Toulon et Nice, la Principauté de Monaco et l’Union Européenne, pour financer la phase des 4 années d’études préalables à l’enquête d’utilité publique.

19 - L’Europe va-t-elle financer le projet ?

L’Union Européenne a montré son intérêt pour ce projet en participant au financement de la phase actuelle des études préalables à l’enquête d’utilité publique.
Cet intérêt ne devrait pas fléchir dans l’avenir puisque ce projet est un maillon d’une liaison ferroviaire entre trois pays du bassin méditerranéen.
L’ajout du tronçon Nice-Italie au projet initial renforce la dimension européenne du projet.
Par contre, il est trop tôt pour que l’Union Européenne se prononce sur sa participation finale à la construction de cette infrastructure.
C’est bien évidemment une des ressources que devra examiner la Mission de financement mise en place par l’Etat.

20 - Quand le projet sera-t-il réalisé ?

Le projet entame aujourd’hui, avec quatre années d’études et de concertation active, une nouvelle étape décisive qui aboutira en 2015 à l’enquête publique puis à sa déclaration d’utilité publique, pour un lancement des travaux en 2018 et une mise en service de la ligne nouvelle et des aménagements du réseau existant à l’horizon 2023. Des aménagements complémentaires sur le réseau existant jusqu’en 2040 permettront d’aboutir à un système ferroviaire global et performant.

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